Et si tu arrêtais de te chercher des excuses ?

17 Sep, 2018 | Humeurs

J’avais envie d’écrire cet article depuis longtemps. A vrai dire, l’ancienne direction de mon site ne me le permettait pas, mais désormais, je m’autorise à t’en dire bien plus sur celle que je suis et à te guider du mieux que je peux par ma transparence et mes propres expériences.

J’ai toujours été de ce genre-là, de ces filles qui se trouvent des excuses en permanence, pour tout et n’importe quoi. Je pense que c’est un melting-pot entre mon éducation, ma personnalité et le vécu que j’ai déjà pu avoir du haut de mes 24 ans. Et dernièrement, j’ai commencé à me poser la question : pourquoi est-ce que j’étais constamment en train de m’excuser de faire ou penser telle ou telle chose ? Pour le regard qu’on allait poser sur moi, pour ce qu’on allait dire tout haut de la femme que j’étais. Mais désormais, tu le sais, je ne fais que me battre contre ce genre de pensées. Je ne veux plus rien avoir à penser ou me soucier en provenance du monde et du paraître que je devrai suivre sagement. J’ai dis stop il y a maintenant un peu plus d’un an. Et je m’en porte tellement bien.

J’ai une hypothyroïdie diagnostiqué depuis mes 10 ans

C’est marrant finalement, parce que c’est le genre de choses que je n’expose jamais, que je ne mets pas en avant, et pourtant, les problèmes de thyroïde ne sont pas des plus simples à vivre. Autant pour soi que pour les personnes avec lesquelles vous vivez. C’est le genre de maladie où, quand vous demandez votre traitement dans une nouvelle pharmacie, on vous demande s’il est pour vous, parce que, « vous êtes jeune tout de même ». Le genre de maladie qui ne se voit pas. Aucun symptôme réel extérieur qui dit : vous êtes malade.

Et ça moi, ça me convient totalement. Parce que clairement, l’exprimer en un regard, c’est se donner une première excuse pour son inaction, pour son manque d’ambition et pour le listing sans fin des erreurs que tu aurais pu faire dans ta vie. L’hypothyroïdie en résumé, ça se passe auprès de tes hormones et ça joue sur tes humeurs, ton moral, ton appétit, ton sommeil, ton poids, bref, autant dire que c’est invisible mais terriblement présent. Et c’est généralement à vie.

Je ne me suis jamais appitoyée sur mon sort, sur ma maladie. Dès mes 10 ans, j’ai pris mécaniquement mon traitement chaque matin, sans être dans la peur de l’apparition d’un cancer ou de je ne sais quelle complication. J’ai vécu et je vivrai, toujours, de cette façon, dans cet état d’esprit. J’aurai pu me trouver un million de prétextes et d’excuses mais je me le suis simplement interdit.

J’ai refusé de me plaindre et de passer à côté de ma vie

J’ai monté mon business (et au moins 100 projets avant dans toute ma scolarité et ma vie en temps que bénévole) et je n’ai cessé de me battre et de composer avec celle que j’étais. Oui, il m’arrive d’être tellement épuisée que je n’arrive même pas à réfléchir, je suis capable aussi de ne pas trouver le sommeil avant 4h du matin et j’exploite désormais chacune des facettes qui me composent pour vivre une vie qui me ressemble, qui ne me contraint pas plus que ça et qui m’autorise à être sereine dans chacune de mes décisions et actions.

J’ai pris en main le futur qui se plaçait devant moi, pour ne plus avoir de regrets. Jamais. On a toute un truc, quelque chose qui, quand on creuse un peu sous la façade, n’est pas là pour nous simplifier l’existence. Tout le monde a un cadavre dans son placard, des secrets, difficultés, maladies et j’en passe. Et pourtant, on est toutes là, sur cette Terre, à devoir simplement choisir entre deux options : subir ce qu’on est ou cultiver nos forces pour devenir héroïque. Parce qu’après tout, personne ne t’as dit de cacher ce que tu es, ni tes faiblesses ou difficultés. Ah si, encore cette fameuse société, la revoilà. Parce qu’en réalité, moi, j’ai appris à ne pas cacher mes soit disant faiblesses, ainsi, on ne peut pas les utiliser contre moi. Je suis en absolu et total accord avec moi-même, le genre de sérénité qui n’a pas de prix. De celle qui te fait soulever des montagnes, rien que ça.

Prends l’engagement qu’il te manque envers ton existence

Alors évidemment, à part tenter d’aiguiller et de conseiller, personne ne peut faire le travail à ta place. Je pourrai user ma salive pendant plusieurs heures, jours, mois et même années, que le résultat ne changera pas d’un centimètre. C’est toi qui doit choisir de bouger, toi qui doit décider que c’en est trop et que tu aspires à autre chose. Il n’y a que toi qui puisse faire le job.

Et c’est logique, parce que toutes les émotions, douleurs, peines qui te traversent, elles ne peuvent pas être ressenties par quelqu’un d’autre. Ce qui t’habite, tes secrets les plus douloureux, les plus sombres, c’est à toi de les traiter de la bonne façon, à toi de savoir où les placer, pour qu’ils n’interviennent plus dans tes choix. Et tu pourras en faire de même avec tes peurs, puis tes douleurs, et c’est toujours le même raisonnement. C’est juste un rendez-vous avec toi-même, sans être trop dur, juste ce qu’il faut, pour te bouger et arrêter de t’autoriser à être « trop fatiguée », « malade », « sans direction figée », « sans les compétences nécessaires » ou « sans le temps pour le faire ».

 

Trouve les solutions aux objections, configure ta vie pour qu’elle apparaisse comme quelque chose de logique et d’innée.
Parce qu’après tout elle est en toi depuis le début. Il te suffit de la matérialiser.

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