Quel titre suis-je censée donner au bordel présent dans ma tête ?

6 Sep, 2018 | Humeurs

J’avais commencé à l’évoquer dans mon dernier article mais honnêtement, ce n’était qu’un aperçu de la tornade qui a pris place dans mon esprit ces dernières semaines. J’ai donc décidé de créer aujourd’hui une nouvelle catégorie d’articles où j’y donne libre parole à toutes mes humeurs du moment d’écriture.

Quand j’ai commencé Digital Women, j’étais persuadée que l’aspect blog allait exploser de plus en plus. J’ai toujours adoré écrire, j’ai suivi une filière littéraire par passion, pas par défaut. J’étais épanouie, comme jamais, pendant mes dernières années de lycée. Lorsqu’on devait écrire, une fiction ou un truc qui y ressemblait, je me déchirais toujours comme une dingue parce que ça me faisait vibrer. Au collège j’écrivais un bouquin en ligne et j’avais des lecteurs, et j’aimais ça. Mes parents m’ont toujours diagnostiqué une imagination abusive et ça m’a pas mal aidée sur ce sujet-là. En tous cas, j’y ai mis toute mon âme et les débuts de la plateforme ici ont sûrement fonctionné à cause/grâce à ma « plume » (ou plutôt à mon doigté sur le clavier de mon pc). Mais en fait, ça n’a pas tout à fait évolué comme prévu.

J’ai donné la parole à mon inspiration sur Instagram

Très vite, j’ai ressenti le besoin d’aller encore au-delà du cadre des thématiques que je m’étais imposées ici. J’ai donc pris le temps d’écrire quotidiennement au début sur Instagram des textes inpirants. Et j’avais l’impression de donner mon âme, mon énergie, et d’en recevoir 100 fois plus en plein visage. J’étais libre, je débutais pour me créer ma propre communauté, j’ai commencé à me faire ma petite place, si ridicule soit-elle en comparaison de certains comptes. Mais j’étais là. Je parlais, je guidais, je partageais et je répandais cette identité partout sur la toile.

On a commencé à m’en redemander, et là, tout s’est accéléré un peu plus. J’ai échangé et rencontré des personnes spéciales, uniques et j’ai adoré ça. C’est vite devenu quelque chose de très important dans mon quotidien. Ou que je sois, j’y pensais.

Chaque conversation, chaque film, chaque lieu m’inspirait, me donnait des idées de textes à diffuser, à donner. J’étais guidée dans toutes mes décisions pour trouver du contenu, et si ça m’étouffait progressivement sans même que je le réalise, ça m’a aussi poussé plus haut que jamais via tout un tas de challenges personnels jamais rencontrés encore jusqu’ici.

Le business et les entrepreneurs ont finit par prendre le dessus

J’ai créé ma boîte pour bosser de chez moi, pour prendre les décisions seule, pour ne pas devoir donner mon temps et mes compétences à quelqu’un d’autre. J’ai refusé les cases que la société nous propose pour m’en créer une sur-mesure. C’était risqué, incertain, dangereux, mais j’ai vite vu ça comme l’unique solution et la seule destination que j’avais la possibilité d’envisager.

Et puis, avec l’évolution de mon entreprise, j’ai commencé à me documenter, à m’entourer, à regarder ce qui existait déjà, ce qu’il « fallait faire » pour réussir dans son business. Je n’ai même pas réalisé que j’étais en train de m’enfermer toute seule dans le même genre de spirale sociétale. Je créais, faisais, produisais tout ce que mes « followers attendaient de moi » alors même que depuis le début je m’étais simplement fait confiance pour tout ça. Et ça marchait.

Mais comme je ne suis pas sur-humaine, j’ai vite dû faire des choix. J’ai délaissé largement l’écriture sur le blog, petit à petit je suis devenue moins régulière sur Instagram et j’ai juste coulé petit à petit vers une machine de production de contenu et d’idées pour faire de l’argent. Et j’étais là, naïve, derrière mon bureau, chez moi, à bosser plus d’heures que jamais je n’aurai abattu en contrat classique, à laisser mon mari passer des soirées seul pour boucler « ce dernier projet », à ne plus voir mon cercle d’amies parce que je n’avais aucune minute à dégager pour prendre soin de moi.

De justesse, j’ai ouvert les yeux avant le naufrage.

Le nouveau tournant de mon entreprise

J’ai stoppé cette sur-production, j’ai pris le temps de faire une pause, et de simplement me demander : qu’est-ce que j’avais vraiment envie de faire pour kiffer ? Tout m’a paru si clair ensuite que j’ai complètement changé la plupart de mes décisions.

Et c’est pour ça que je te retrouve ici aujourd’hui, à écrire à coeur ouvert sur une émotion, un ressenti, un vécu personnel. Dans les semaines à venir, d’autres gros changements et nouveautés vont survenir, le temps de tout aligner parfaitement avec ma nouvelle dynamique. Et la vidéo que je pensais commencer va juste rester sur pause, parce que ma priorité et ce dont j’ai réellement besoin, c’est d’écrire ici et sur Instagram. Donc je vais juste m’accorder ce petit bonheur pour pouvoir donner encore plus, encore plus longtemps.

Je sais que c’est le genre de bonne décision que j’ai pu prendre par des symptômes très simples à identifier : je dors mieux, mon moral est toujours au top, je suis à nouveau impatiente de bosser sur chaque thématique de mon entreprise ou pour mes clientes, je vois mes proches, je profite de mon Homme et je n’en suis pas pour autant moins effiace ou investie dans mon business.

 

Fais attention, garde un bon équilibre entre ton bien-être et celui de ton entreprise. Et surtout, fais-toi totalement confiance, n’écoute pas trop ce qui « doit se faire » parce qu’après tout, si tu es là aujourd’hui, c’est parce que tu as fait des choix peu conventionnels qui se sont pourtant montrés bénéfiques pour toi. Continue cette route-là.

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