Comment devenir une femme de pouvoir épingle

Le thème de l’article du jour s’est un peu imposé à moi par rapport aux retours que j’ai régulièrement sur Instagram : est-ce qu’être un oiseau de nuit c’est être hors norme ? Si tu ne me connais pas encore, tu ne le sais peut-être pas, mais je travaille toujours très tard dans la nuit, par choix et non parce que je me l’impose ou sous un quelconque effort à fournir. C’est vraiment naturel pour moi et je décide de commencer mes journées plutôt tard, vers 11h/12h et je les termine généralement vers 3/4h du matin.

On va donc parler ensemble du fait de vivre et de travailler la nuit et de s’y s’épanouir à fond !

Ce que j’entends par « oiseau de nuit »

Je voudrai commencer par définir avec toi ce que j’entends à travers l’utilisation de cette expression. Pour moi, un oiseau de nuit c’est une personne qui, au-delà de 00h, sera dans une énergie dynamique, pas du tout dans une énergie descendante comme la plupart des personnes qui vont dormir à cette heure-là. Ces personnes sont même souvent sur une énergie ascendante, c’est à dire qu’elles ont même encore plus de peps qu’un peu plus tôt et augmentent encore et encore leur état d’éveil. La créativité est stimulée, l’envie de passer à l’action est insupportable, impossible de ne rien faire, de regarder un film passé l’heure fatidique. C’est exactement ce genre de comportement que j’englobe dans mon terme « d’oiseau de nuit ».

Souvent, ces personnes ne sont d’ailleurs, pas du matin, elles ont du mal à démarrer, même avec leur quota d’heures de sommeil ! Quoiqu’il arrive, elles ne sont pas à l’aise avec le fait d’être en action trop tôt. Si je rapproche ça à mon fonctionnement, la demi-journée qui compose « le matin » chez la majorité, ne fait pas partie de ma journée à moi ! Je n’ai donc pas de matinée classique, puisque « mon matin » à moi  c’est entre 11h et 16h. Même sur mes outils d’organisation, j’inscris « matin » et dans ma tête c’est avec les horaires dont je t’ai parlé juste avant. Mon après-midi se termine sur les coups de 20h et j’ai ensuite une partie « nocturne » pour travailler plus light dans la nuit, ou parfois chargé selon mon feeling.

Comment la société nous dit que nos horaires sont hors norme

C’est la société qui fait qu’on pense anormal le fait de vivre de la façon dont je vis, et qui fait que mon entourage soit lui-même choqué de mes horaires. Depuis tout petit on nous conditionne avec des horaires pour aller à l’école, au travail, où notre journée est décidée et dessinée par rapport à notre vie pro.

Pour remettre les choses à leur place, si on vit aujourd’hui avec une organisation jour/nuit, c’est parce qu’à l’époque, ils n’avaient pas d’autre choix que de dormir la nuit, puisqu’il n’existait aucune lumière artificielle. Impossible donc de voir dehors. Aujourd’hui avec toutes nos évolutions techniques et technologiques la rupture n’est plus aussi forte et pourtant on a conservé ce rythme et c’est le monde entier qui est organisé autour de ces horaires. Aujourd’hui je suis capable de travailler aussi tard que l’heure à laquelle je rentrais de boîte avant, c’est te dire !

Le rythme de la société n’est pas forcément le tien et c’est de cette façon qu’on s’impose un rythme qui n’est pas le nôtre. On le fait pour tout un tas de raisons : pour s’inclure dans la communauté, pour ne pas manquer un événement parce que les horaires ne seraient pas les nôtres, parce qu’on veut bosser, rester dans la norme… Evidemment si tu es dans le salariat ou que tu es étudiant, ce sera plus compliqué puisque les horaires à respecter ne seront pas forcément les tiens. J’ai moi aussi ressenti tout ça, mais l’objectif de l’article du jour c’est simplement de trouver et comprendre comment tu fonctionnes, comment réussir à t’écouter un peu plus dans la mesure du possible et comment dans le temps, peut-être, parvenir à t’écouter davantage par certaines décisions, aménagements, prises de risque, etc…

Être autoentrepreneur et s’imposer des horaires ?

Tu as bien lu, c’est sûrement l’une de mes plus grosses erreurs : vouloir absolument prendre des horaires qui n’étaient pas les miens. J’ai voulu jouer les élèves modèles et j’ai donc commencé par tenter de conserver des horaires de bureau, mais chez moi. En mode réveil le matin à 9h, on se prépare, productivité au max toute la journée, stopper mon travail vers 18h, sport, préparation du repas et soirée qui se déroule jusqu’à 23h. J’ai voulu, plus d’une fois, prendre de « bonnes résolutions » en me couchant plus tôt par exemple.

Mais j’étais juste en train de lutter contre moi-même et j’étais obligée de le faire de toute façon, puisque j’ai formé des élèves en école numérique où j’intervenais toute la journée pour transmettre mes compétences. Mais je suis désormais consciente que je ne suis définitivement pas faite pour travailler le matin, je n’ai jamais d’énergie et je ne suis pas moi-même. En fait je suis l’ombre de moi-même et ça n’a rien d’agréable puisque je n’ai pas du tout l’énergie que j’aimerai avoir pour transmettre.

Et tu sais quoi ? Cette erreur je l’ai faite plusieurs fois. A chaque fois je me vois rattrapée par la société, ma famille, mes proches, nos voisins qui voient nos volets fermés super tard… bref, je me laisse parfois embarquer par tous les discours qui tournent autour de moi.

J’ai conscience que tous les couples ne sont pas sur les mêmes horaires, que tu peux avoir une vie de famille, évidemment, mais tu n’es pas obligée d’avoir un rythme de vie aligné à 100% entre toi et les personnes qui t’entourent. L’idée c’est de faire des concessions quand c’est possible, de comprendre quel est ton rythme et de savoir quels horaires te font du bien et te permettent d’être pleinement toi. Avec toutes ces infos en tête, on essaie de comprendre quel est le fonctionnement que tu as besoin d’avoir, sans se mettre la pression pour tout changer. Juste, être en paix avec toi-même et tenter de savoir ce qui te fera du bien pour l’instaurer au mieux, progressivement, selon les impératifs, dans le temps. Step by step pour t’offrir de plus en plus de confort.

Comment savoir quel rythme est fait pour toi ?

Je pense que le meilleur signal, c’est bien celui que ton corps t’envoie. N’oublie pas que, quoiqu’il arrive, il sait mieux que quiconque te dire s’il est fatigué, s’il est énergisé, alors apprends juste à écouter les différents signaux. Tu le sais, tu le sens, quand tes yeux commencent à piquer, quand ton cerveau ne fonctionne pas à vitesse pleine, et que tu dois lutter pour être productive. C’est exactement ce genre d’alerte que tu dois apprendre à reconnaître et tu verras qu’en réalité, ton rythme se dessine assez facilement.

Se mettre en marche à un moment qui ne nous convient pas, c’est tenter de sortir les rames pour produire des choses que tu mettrais peut-être quelques minutes à boucler en temps normal. Donc, perte d’efficacité et de temps finalement ! Et la chose fonctionne aussi dans le sens inverse, se contraindre à terminer très tard une production, alors qu’on lutte et qu’on n’est plus du tout au maximum de notre potentiel, idem, nous fait perdre du temps quand on prend un peu de recul.

Sois indulgente envers toi-même, trouver ton propre rythme demande du temps, tu dois y aller progressivement, tester des choses. J’ai mis plusieurs années à comprendre les besoins de mon corps, à identifier les facilités que j’avais sur certains créneaux plutôt que d’autres. Donc offre-toi le luxe de chercher ce qui te conviendra le mieux, apprends à t’écouter davantage.

L’importance de te déculpabiliser quoiqu’il arrive et d’accepter les fluctuations

Quelque soit ton rythme, c’est super important que tu acceptes de ne pas culpabiliser : que tu te couches bien avant « tout le monde » ou bien après, peu importe. Ce qui compte c’est toi, et c’est le moment de te replacer au coeur de ton propre fonctionnement. Quelque soit la configuration, tu dois absolument accepter ce processus d’une vie et qui doit se faire sans aucune culpabilité.

Rien n’est figé dans le temps. Le rythme qui est tien aujourd’hui sera peut-être complètement à l’opposé de ce qui te conviendra dans quelques années, et c’est complètement ok. Tu auras aussi des changements selon tes cycles féminins, selon les charges de travail que tu auras pu avoir, les éléments de la vie… ton fonctionnement n’entre pas dans un agenda rigide qui n’évoluera jamais ! L’objectif c’est de trouver ton modèle récurrent pour construire ta base sur laquelle tu seras capable ensuite de faire des changements facilement en restant à l’écoute de toi-même.

Ma règle des 4 pour rester focus

Quelque soit mon rythme de vie, je m’impose 4 grands points pour rester focus et être au top de mon fonctionnement :

– j’ai besoin de dormir 7h dans la nuit, quelque soit l’heure à laquelle je me couche
– toujours respecter ma Morning Routine
– dans la même dynamique je suis ma Night Routine
– avoir des moments OFF non négociables (très souvent le Dimanche)

Si aujourd’hui tout ce dont je te parle te semble complètement irréalisable, pas de panique. Cherche à mettre en place de petites actions, pour prendre davantage soin de toi, pour t’écouter un peu plus, à ton rythme, selon tes contraintes. Le tout c’est déjà d’être dans une démarche pour avancer dans un mieux être, dans un mieux vivre. Aucune pression, aucune prise de tête, ne rentre pas dans une course à l’hygiène de vie parfaite.

Et petit à petit, tu vas peut-être, comme moi, avoir la chance de t’entourer de personnes qui pensent comme toi, qui ont les mêmes croyances que toi et c’est ça aussi la force de s’écouter et de comprendre son rythme : t’amener vers d’autres personnes qui te ressemblent mais aussi t’enrichir auprès de celles qui sont à l’opposé de ton fonctionnement.

Tu vas tout déchirer et je suis certaine qu’on se retrouvera au sommet.
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